












La crise financière nous invite à nous interroger sur les causes de l'exubérante inflation des actifs, des facteurs qui ont gonflé à l'extrême la bulle spéculative. Au motif que les taux d’intérêt étaient particulièrement bas, les effets de leviers par recours à l’emprunt se sont démultipliés. Le « private equity » a fait son œuvre, les opérations de LBO ont donné lieu à une large créativité. On a même vu des LBO se succéder, amplifiant la valeur apparente des entreprises. C’est ainsi que nombre de PME ont fait l’objet de transmissions aboutissant souvent, dans des délais relativement brefs, à de confortables plus-values. La culbute en deux ou trois ans !
La crise financière venue des Etats-Unis secoue l'Europe. La France est atteinte au moment où elle entreprend ses réformes structurelles. En dépit de tous les engagements pris, la perspective du retour à l'équilibre de nos finances publiques s’éloigne, tel l’horizon. La soudaine remontée du chômage et l’aggravation du déficit commercial sont deux indicateurs de la gravité de la situation. Nous prenons la mesure des conséquences d’une globalisation de l’économie dont nous n’avons mesuré ni les défis ni les enjeux.
Le débat sur le RSA se résume aujourd'hui à son financement. A mes yeux, la formule retenue, Impôt additionnel de 1,1% sur les revenus du capital, est la moins mauvaises des solutions praticables. D"autant que les revenus de l’épargne populaire (livret A, livret de développement durable, livret jeune, livret d’épargne populaire) échapperont à cette contribution. Ma préférence était le recyclage de la Prime pour l’emploi, tant elle a été déviée de son objet (elle coûte plus de 4 milliards d’euros au budget de l’Etat, répartie auprès de 8 millions de foyers fiscaux). La gauche et une partie de la droite s’y sont opposés.














